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    Fêtes gourmandes et foie fatigué: Un allié, le chardon-Marie

    21 Décembre 2011 par Frédéric

    La période des fêtes est souvent propice aux abus de nourriture et d’alcool. Ces abus fatiguent le foie et se répercutent sur l’ensemble du corps. Peau verdâtre et terne, regard sans éclat, mauvaise haleine, ballonnements et fatigue résultent souvent d’un foie engorgé et lent. Le Chardon-Marie peut être d’une aide précieuse pour rétablir la santé optimale du foie.

    Un peu de botanique
    Le chardon-marie est une plante annuelle ou bisannuelle à floraison estivale de la famille des composées (aussi appelée astéracées).  Son feuillage est marbré et réseau des marbrures suit exactement les nervures.  Les bractées du capitule entourent des fleurs lilas.  D’une hauteur de 50 à 150 cm, elle pousse surtout sur les terrains en friche bien ensoleillés.  Le principe actif du chardon-marie est surtout concentré dans les graines bien que les feuilles et les fruits soient aussi utilisés lors de l’extraction.  D’origine eurasiatique elle est naturalisée en Amérique du Nord et elle est souvent considérée comme une mauvaise herbe.  On la retrouve au Québec, bien que rarement, quelquefois échappée des jardins (Marie-Victorin 1964).  Son nom provient d’une légende moyenâgeuse.  La Vierge Marie, allaitant l’enfant Jésus, laissa tomber quelques gouttes de son lait sur les feuilles de cette plante créant ainsi les nervures blanches typiques à cette espèce.   

    Le chardon-marie est l’une des plantes médicinales les plus étudiées au monde.  Depuis une dizaine d’années, des milliers de publications ont été rédigées sur les effets des ingrédients actifs du chardon-marie (Loguercio et Festi 2011).  Le chardon-marie pourrait autant régénérer les cellules du foie que le protéger des toxines naturelles ou chimiques.

    Un peu de science
    Les ingrédients actifs du chardon-marie sont collectivement appelés silymarine.  Ce complexe comprend huit composantes majeures, incluant sept flavonolignanes: silybine A, silybine B, isosilybine A, isosilybine B, silychristine, isosilychristine, silydianine, et un flavonoïde, la taxifoline (Figure 1) (Kroll et al. 2007, Polyak et al. 2010, Simanek et al. 2000).  La silybine, présente sous forme de deux diastéréosisomères (A et B) en concentration égale, représente de 50 à 70% de l’extrait de silymarine.  La silymarine est reconnue comme agent protecteur du foie, agent chémopréventif et agent antipoison lors d’intoxication à l’Amanita phalloides (Flora et al. 1998, Govind et Sahni 2011, Hruby et al. 1983, Loguercio et Festi 2011, Zi and Agarwal 1999).  Les données de littérature indiquent que la silymarine agit comme hépatoprotecteur à quatre niveaux (Radko and Cybulski 2007):

    1. comme antioxydant en captant les radicaux libres (Mira et al. 1994) et en régulant le contenu intracellulaire en glutathion, un antioxydant reconnu (Pietrangelo et al. 1995).
    2. comme agent stabilisateur des membranes cellulaires diminuant l’entrée des agents toxiques dans les hépatocytes (Bosisio et al. 1992).
    3. comme promoteur de synthèse de l’ARN ribosomal ce qui stimule la régénération du foie en favorisant la synthèse des protéines (Magliulo et al. 1979).
    4.  comme inhibiteur du procédé conduisant à la déposition des fibres de collagène conduisant à la cirrhose (Schuppan et Hahn 2001). 

    En études cliniques les extraits de chardon-marie sont utilisés pour diminuer les symptômes de nombreuses maladies hépatiques telles que les cirrhoses du foie et les hépatites virales.  

    Le Chardon-Marie protège le foie de la pollution en générale, de l’alcool, des métaux lourds et de certains médicaments hépatotoxiques . Récemment de nombreuses études se sont penchées sur le rôle protecteur de la sylimarine  et de ses dérivés contre de nombreux cancers (Abascal and Yarnell 2005, Hoh 2010, Post-White 2007).  Les résultats sont très prometteurs et plusieurs études cliniques sont en cours afin d’éclaircir les mécanismes en jeux.  

    Contre-indication
    La silymarine est reconnue comme étant sécuritaire.  En général les interactions observées avec les enzymes du métabolisme se produisent à de très hautes concentrations excédant les doses physiologiques (Loguercio et Festi 2011). 

     

    Choisir le bon produit
    Privilégier un extrait liquide plutôt que solide car il sera généralement plus efficace. L’extrait de chardon-marie devrait être concentré et fournir minimalement 3000 mg de plante sèche par jour. La silymarine est contenue dans toutes les parties de la plante, mais est plus concentrée au niveau des graines où on la retrouve à des concentrations de 1 à 4% en poids sec.  La silymarine étant peu soluble dans l’eau, les posologies sous forme liquide contiennent aussi de l’alcool (éthanol) afin de faciliter sa dissolution et son ingestion. Land Art utilise dans son extrait de chardon-Marie de l’alcool de grain additionné d’huile d’orange. Le produit final est 100% naturel et plaisant à consommer. L’extrait de chardon-Marie est aussi utile pour aider à la digestion.

    La recherche d’informations et la rédaction scientifique ont été effectuées par  Gilles Laliberté, Ph. D.

    Références 

    Abascal, K. et Yarnell, E. (2005) the many faces of Silybum marianum (Milk Thistle). Part 1 – Treating cancer and hyperlipidemia and restoring kidney function.

    Bosisio E, Benelli C, Pirola O. (1992) Effect of the flavanolignans of Silybum marianum L. on lipid peroxidation in rat liver microsomes and freshly isolated hepatocytes. Pharmacol Rech 25: 147-154

    Flora, K., Hahn, M., Rosen, H., & Benner, K. (1998). Milk thistle (Silybum marianum) for the therapy of liver disease. Am.J.Gastroenterol. 93, 139-143.

    Govind, P. et Sahni, Y.P. (2011) A review on hepatoprotective activity of silymarin. IJRAP. 2:75-79.

    Hoh, Carmen Suet Li (2010) The clinical evaluation of the putative cancer chemopreventive agent silybinin in colorectal cancer and resectable hepatic metastases.  Thesis submitted for the degree of Doctor of Philosophy at the University of Leicester, January 2010. Awarded July 2010.  270 pp. http://hdl.handle.net/2381/8327.

    Hruby K, Csomos G, Fuhrmann M, Thaler H. (1983) Chemotherapy of Amanita phalloides poisoning with intravenous silibinin. Hum Toxicol. 2:183–95

    Kim NC, Graf TN, Sparacino CM, Wani MC, Wall ME. (2003) Complete isolation and characterization of silybins and isosilybins from milk thistle (Silybum marianum). Org Biomol Chem 1:1684–9.

    Kroll DJ, Shaw HS, Oberlies NH (2007) Milk thistle nomenclature: why it matters in cancer research and pharmacokinetic studies. Integr Cancer Ther 6:110–119.

    Loguercio, C. and Festi, D. (2011) Silybin and the liver: From basic research to clinical practice.  World J Gastroenterol 17(18): 2288-2301.

    Magliulo, E., Scevola, D., & Carosi, G. P. (1979). Investigations on the actions of silybin on regenerating rat liver. Effects on Kupffer’s cells. Arzneimittelforschung. 29, 1024-1028.

    Marie-Victorin.  (1964).  Flore Laurentienne, deuxième édition.  Les Presses de l’Université de Montréal.  925 pp.

    Mira, L., Silva, M., & Manso, C. F. (1994). Scavenging of reactive oxygen species by silibinin dihemisuccinate. Biochem Pharmacol 48, 753-759.

    Mulrow C, Lawrence V, Jacobs B, et al. (2000) Milk thistle: effects on liver disease and cirrhosis and clinical adverse effects. Evidence Report/Technology Assessment No. 21 (Contract 290-97-0012 to the San Antonio Evidence-based Practice Center, based at the University of Texas Health Science Center at San Antonio, and The Veterans Evidence-based Research, Dissemination, and Implementation Center, a Veterans Affairs Services Research and Development Center of Excellence). AHRQ Publication No. 01-E025. Rockville, MD: Agency for Healthcare Research and Quality. October 2000.

    Pietrangelo, A., Borella, F., Casalgrandi, G., Montosi, G., Ceccarelli, D., Gallesi, D.,

    Giovannini, F., Gasparetto, A., & Masini, A. (1995). Antioxidant activity of silybin in

    vivo during long-term iron overload in rats. Gastroenterology 109, 1941-1949.

    Polyak S.J., C. Morishima, V. Lohmann, S. Pal, D.Y.W. Lee, Y. Liu,  T.N. Graf, and N. H. Oberlies.  (2010) Identification of hepatoprotective flavonolignans from silymarin.  Proc Natl Acad Sci 107:5995-5999.

    Post-White, J., E.J. Ladas and K.M. Kelly. (2007) Advances in the use of milk thistle (Silybum marianum). Integrative cancer therapies.  6: 104-109.

    Radko, L., and Cybulski, W. (2007)  Application of silymarin in human and animal medicine.  Journal of pre-clinical and clinical research.  1: 22-26. 

    Schuppan, D. & Hahn, E. G. (2001). Clinical studies with silymarin: fibrosis progression is the end point. Hepatology 33, 483-484.

    Simanek V, Kren V, Ulrichova J, Vicar J, Cvak L. (2000) Silymarin: what is in the name? An appeal for a change of editorial policy. Hepatology. 32:442-444

    Zi, X. & Agarwal, R. (1999). Modulation of mitogen-activated protein kinase activation and cell cycle regulators by the potent skin cancer preventive agent silymarin. Biochem.Biophys.Res.Commun. 263, 528-536.


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